Messe noire – Olivier Barde-Cabuçon

81pnuganoflAprès avoir lu et adoré Casanova et la femme sans visage d’Olivier Barde-Cabçon, il me tardait de retrouver le chevalier de Volnay dans une nouvelle enquête. C’est donc avec grand plaisir que je me suis lancée dans Messe noire, le deuxième opus des enquêtes du commissaire aux morts étranges.

L’intrigue débute quelques mois après le premier tome, hiver 1759, dans un cimetière parisien. Le corps d’une jeune fille est retrouvée nue sur une tombe avec à ses côtés une hostie noire et un crucifix. Très vite, Volnay et son assistant le moine comprennent qu’ils sont sur la scène d’une messe noire. Si Sartine les charge de l’enquête, il souhaite surtout à ce qu’elle soit faite rapidement et très discrètement afin de ne pas réveiller l’ombre de l’affaire des poisons qui eu lieu près d’un siècle plus tôt sous le règne de Louis XIV…

L’intrigue démarre très vite puisque dès les premières pages, notre duo d’enquêteurs se retrouvent avec non mais un mais deux corps sur le dos et il leur faut retrouver les commanditaires de la messe noire avec bien peu d’indices. Leur tandem est également mis à dur épreuve car Sartine leur impose la présence d’une jeune femme, Hélène, pour les aider et ils ont du mal à déterminer s’ils peuvent lui faire confiance. L’histoire est donc riche, l’enquête rythmée et pleine de rebondissements. Je n’ai pas vu le temps passer.

J’ai retrouvé avec plaisir le chevalier de Volnay à l’esprit toujours aussi affuté. Blessé par son histoire malheureuse avec Chiara, il a encore plus de mal (si cela est possible) à exprimer ses sentiments. Il est froid d’aspect mais on devine ses fêlures derrière sa carapace. Si le personnage du moine est beaucoup plus joyeux et apporte de l’humour, on sent aussi qu’il cache ses blessures derrière une apparente légèreté. Hélène a été un personnage intéressant à découvrir et à suivre, comme nos deux héros, j’ai eu du mal à déterminer de quel côté elle était. Sartine est encore une fois ambigu.

Le contexte historique est toujours aussi soigné : Olivier Barde-Cabuçon réussit à nous montrer la vie quotidienne de l’époque sans alourdir le récit. On plonge au coeur du XVIIIe siècle pour en découvrir plusieurs aspects tout aussi intéressants les uns que les autres : cette fois encore, les noirceurs du siècle des Lumières sont à l’honneur avec au programme satanisme et messe noire.

Messe noire a donc été une excellente lecture, aussi bonne, voire meilleure que Casanova et la femme sans visage. Pour moi, cette série des enquêtes du commissaire aux morts étranges est une vraie réussite et il me tarde déjà de découvrir le troisième tome de cette série : Tuez qui vous voulez.

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13 commentaires sur “Messe noire – Olivier Barde-Cabuçon

  1. Je ne connais absolument pas, mais l’intrigue policière et le contexte historique me plaisent énormément ! ! Ce serait aussi une occasion de découvrir ces éditions, que je vois souvent passer sur les blogs des copinautes puisqu’il me semble que c’est Babel qui a édité Millenium il y’a quelques temps et tous les romans policiers nordiques qui ont beaucoup de succès chez nous depuis quelques temps… ^^
    En tous cas, ta chronique est positive et donne forcément envie…j’ai surtout retenu que le contexte historique est apparemment respecté et ciselé, encore un bon point qui va certainement me décider en faveur de ce roman. 😉

    Merci pour la découverte !

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