Classiques, Lectures

Ma cousine Rachel – Daphné du Maurier

Je me suis rendue compte que sans le faire exprès depuis que j’ai découvert Rebecca en 2014, je lis un Daphné du Maurier par an, toujours au mois de juin ou juillet : Le général du Roi en 2015, Le bouc-émissaire en 2016. Cette année ne fait pas exception puisque j’ai découvert Ma cousine Rachel en lecture commune avec Marie, en vue de la sortie cinéma d’une nouvelle adaptation.

L’histoire est celle de Philip, un jeune homme de 24 ans, qui a été élevé et a toujours vécu avec Ambroise, son cousin. Ce dernier épouse soudainement une femme, Rachel, lors d’un séjour en Italie. Philip la prend tout de suite en aversion et lorsque Ambroise lui écrit que sa femme l’empoisonne, il le croit. A sa mort, il ne pense qu’à se venger. Pourtant, quand il rencontre enfin Rachel, il découvre qu’elle n’est pas la femme qu’il a imaginé : il tombe sous son charme…

Dans ce roman prenant, on retrouve tout le génie de Daphné du Maurier pour créer une histoire et des personnages dont le lecteur ne sait que penser. Les premiers chapitres m’ont un peu rappelé Rebecca dans la mesure où Rachel est bien présente sans que son personnage n’apparaisse. Pendant tout le roman, Daphné du Maurier joue avec ses personnages et se joue du lecteur qui ne sait plus quoi penser. Au départ, Philip m’était plutôt sympathique, il me faisait presque un peu pitié. Mais j’ai fini par le trouver de plus en plus naïf jusqu’à ce que certaines de ces décisions m’énervent complètement. Quant à Rachel, au terme de ma lecture, j’arrive toujours pas à la cerner : empoisonneuse ? manipulatrice ? cupide ? innocente ? Pour moi, elle reste insaisissable…

Comme tout est dans le psychologique, il ne se passe finalement pas grand chose durant le roman, ce qui donne lieu à quelques longueurs. Quelques rebondissements, toujours amener par des lettres, viennent toutefois relancer l’intrigue et perdre un peu plus le lecteur.

J’ai beaucoup entendu parler de la fin de ce roman. Et malheureusement, je dois bien dire qu’elle m’a déçu. Certes elle est surprenante, je ne m’y attendais vraiment pas. Mais le problème est qu’elle laisse trop d’éléments en suspens pour moi : trop de questions restent sans réponses. J’ai beau eu la relire plusieurs fois (ainsi que le chapitre 1) mais rien n’y fait…

Ma cousine Rachel est un roman psychologique sombre où le lecteur ne sait plus quoi penser des personnages. Malgré le talent certain de Daphné du Maurier pour créer cette ambiance, je reste frustrée par cette fin qui n’apporte pas toutes les réponses.

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11 thoughts on “Ma cousine Rachel – Daphné du Maurier”

  1. Il y a longtemps (quelques années), j’ai eu ma période Daphné du Maurier : Rebecca puis Ma cousine Rachel, L’auberge de la Jamaïque… Je les dévorais et j’y trouvais mon compte : ses romans me passionnaient. Le côté psychologique me comblait, les descriptions, le style… Je ne sais pas si, aujourd’hui, j’éprouverais le même plaisir… Cependant, j’en garde un souvenir littéraire agréable et passionné.

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