L’abbaye de Northanger – Jane Austen

L’abbaye de Northanger ou Northanger Abbey est probablement le roman de Jane Austen que je connais le moins puisque jusqu’à présent, je ne l’avais lu qu’une fois. Heureusement, une lecture commune avec Bianca m’a permis de le redécouvrir…

Catherine Morland, 17 ans, est enchantée lorsque les voisins de ses parents et amis, les Allen, lui proposent de les accompagner à Bath pour six semaines. C’est l’occasion pour cette jeune fille de bonne famille de quitter pour la première fois sa campagne et découvrir les charmes de cette ville balnéaire réputée pour ses eaux. C’est là que Catherine fera plusieurs rencontres qui la feront grandir : elle retrouvera son frère aîné James, elle tombera sous le charme d’Henry Tilney et donnera son amitié à Isabella Thorpe. Au terme de son séjour à Bath, elle sera invitée à l’abbaye de Northanger…

L’abbaye de Northanger est certainement le roman le plus léger de Jane Austen. Il m’a fait sourire et rire plus d’une fois. Ici, la romance tient une place bien plus secondaire que dans le reste de l’œuvre de l’auteure. Personnellement, je vois plutôt Northanger Abbey comme un roman d’apprentissage.

J’ai adoré suivre Catherine et la voir évoluer, progresser, mûrir au cours de ce roman. Au début, elle est d’une naïveté assez touchante. Elle ne connait quasiment rien aux subtilités des relations sociales et semble aveugle à tout ce qui est implicite : ainsi, elle découvre l’attachement entre son frère et son amie Isabella quand ils se fiancent alors que le lecteur l’a compris depuis bien longtemps. Pour autant Catherine ne manque d’imagination : celle-ci, alimentée par ses lectures de romans gothiques tels ceux d’Ann Radcliff, ne manque de lui jouer certains tours.

Le reste des personnages forme une galerie variée : j’ai aimé la gaieté et l’humour d’Henry Tilney, j’ai été agacé par l’égoïsme d’Isabella Thorpe, j’ai été exaspéré par la moindre parole sortant de la bouche de John Thorpe et par son attitude, j’ai regretté que la douce et calme Eleonor Tilney ne soit pas plus mise en avant. Les différents personnages rencontrés provoque des émotions variés.

Ce que j’ai préféré dans L’abbaye de Northanger, c’est la plume de Jane Austen, toujours aussi mordante et teintée d’ironie. Et elle s’en donne à coeur joie dans ce roman en dépeignant la superficialité de Bath et en parodiant les romans gothiques si chères à son héroïne. J’ai simplement trouvé dommage que la fin soit si rapide…

C’est toujours un plaisir de lire Jane Austen et ma redécouverte de L’abbaye de Northanger n’a pas fait exception. J’aime toujours autant la plume de cette femme de lettres et ne me lasse pas relire ses six romans publiés.

Lu en lecture commune avec Bianca

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16 commentaires sur “L’abbaye de Northanger – Jane Austen

  1. Je suis d’accord avec toi, à moi aussi il m’est apparu comme un roman d’apprentissage beaucoup plus que comme une romance. Il m’a beaucoup fait rire et sourire, ces « jeunes » sont très distrayants sous la plume de Mlle Austen.

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  2. Pas mon préféré chez Austen, mais j’avais aimé sa plume fine, subtile, ironique et mordante…elle tourne en dérision les romans dits gothiques avec beaucoup de talent… je n’avais malheureusement pas pu m’attacher à Catherine Morland, l’héroïne et, du coup, mon intérêt pour le roman s’en était ressenti… mais il faudrait peut-être que je le relise… 😉 Tu me donnes envie de le lire une deuxième fois, en tous cas.

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